hc-ajoie.ch

Souvenirs du Voyeboeuf -12e partie


Alors que les travaux de la transformation et de la  rénovation de la patinoire du Voyeboeuf – future Raiffeisen Arena –  vont bon train, nous avons pris langue avec quelques personnes pour qui ces travaux ont une saveur particulière.
Aujourd’hui nous vous proposons une entrevue avec M. Jean-Claude BARRAS , qui fut initialement attaquant puis défenseur et porteur charismatique du brassard de capitaine durant ses 12 saisons vécues (270 matches, 110 buts et 100 assists) au club (1973/74 à 1984/85).
 
Enfant de la Prévôté, comment en es-tu arrivé à porter le chandail du HC Ajoie ?
Je n’avais plus chaussé de patins depuis 1968 ! La patinoire a été ouverte quelques jours en avril 1973 et Nénès Aubry m’a repéré J Mais c’est à un tournoi de foot à Boncourt (je jouais alors avec le FC Olympique Fahy) que Nénès………. En me vouvoyant m’a formellement demandé de venir m’entraîner.  Pour mon premier entraînement, j’avais emprunté les patins de mon cousin et j’étais en lewis et des gants de ski ! Nénès m’a alors gentiment prié d’aller acheter un équipement (à Moutier) !
 
Quel souvenir marquant de patiner en 1973 dans la 8 ème patinoire couverte du pays ?
J’en conserve deux dans le coin de ma mémoire. Mon premier but, lors du 1 er match officiel du HC Ajoie, face au HC Corgémont (victoire 4-3) et qui fut également le 1 er but officiel du club. Mon deuxième souvenir fut de disputer la rencontre face au HC Le Fuet-Bellelay devant près de 1’500 spectateurs (un record en 2 ème   Ligue). L’impression déjà que le Voyeboeuf savait mettre le feu !
 
Avec ton compère Nénès Aubry vous avez écrit, en osmose, les premiers chapitres de l’histoire du club ; tu nous en livre quelques lignes ?
Les chapitres initiaux relatent tout d’abord les défaites en 1975 (face au EHC Lützelflüh et au EHC Adelboden), 1976 (face au EHC Länggasse Bern et au EHC Grindelwald) et 1977 (face au HC Marly FR et au HC Champéry)  lors des finales de promotion en 1 ère Ligue.
Puis ce fut la délivrance, enfin, en 1978 avec LA promotion en 1 ère Ligue (face au EHC Junfrau et au EHC Lützelflüh).  Puis il y eut, à nouveau à Lyss, cette rencontre au sommet face au HC Martigny et l’ascension en LNB ! Irrespirable, émouvant et tout le reste !
 
Durant ces 12 saisons initiales de l’histoire du Voyeboeuf, quelques souvenirs impérissables sont toujours en mémoire ?
Et il y a aussi et surtout les chapitres qui ne s’écrivent pas ; nos mémorables engueulades avec Nénès … mais elles ont jamais été gravées dans le marbre J Je ne saurais oublier les rencontres face à l’ogre de l’époque le CP Berne. Et particulièrement la première apparition du club de la capitale fédérale au Voyeboeuf (09.10.1982, défaite 2-8) ; il y avait surpopulation dans la patinoire et on ne voyait même plus les escaliers de la tribune principale ! Il y avait des supporters partout J
 
Des joueurs, des entraîneurs et des personnalités qui ont laissé une empreinte dans ce Voyeboeuf ?
Il y a eu l’arrivée de Jacques Noël, premier entraîneur étranger (Québécois) au HC Ajoie. C’est qui machin ? ….. Mais surtout, pour moi, le plaisir d’avoir pu jouer avec un grand joueur, Robert (Bob) Boileau. Le meilleur, un extraterrestre du hockey !
Comme autre entraîneur marquant, je citerai le zurichois Jost Thoma venu épauler le staff technique lors des finales d’ascension.
Et la personnalité la plus marquante fut sans conteste Charly Corbat, sans qui le livre de l’histoire du club n’aurait jamais pu s’ouvrir !
 
Quels sentiments en regardant la mue complète du Voyeboeuf transformé en Raiffeisen Arena ?
Une très grande fierté ! Dire qu’un petit coin de pays comme le nôtre peut se payer un truc pareil ! surtout en regard de la netteté du résultat de la votation du 1 er juillet 2018 ! Juste fantastique !
 
Deux générations Barras auront enflammé le Voyeboeuf, une 3 ème se manifestera-t-elle dans notre nouvel écrin ?
Si le Très-Haut me laisse le temps d’assister à cela, j’espère que oui. Quel plaisir et émotion !
 
 
Un grand merci à Jean-Claude pour sa disponibilité et en lui  souhaitant beaucoup de plaisirs à vivre les futurs succès de ses petits-enfants.
 
Entretien réalisé par Jean-Louis Gigon, responsable presse-communication HCA

Souvenirs du Voyeboeuf – 8e partie


Alors que les travaux de la transformation et de la  rénovation de la patinoire du Voyeboeuf – future Raiffeisen Arena –  vont bon train, nous avons pris langue avec quelques personnes pour qui ces travaux ont une saveur particulière.
Aujourd’hui nous vous proposons un entretien avec Anton Siegenthaler , légendaire gardien de but qui défendit la cage du HC Ajoie de 1981 à 1987 avec en point d’orgue la première promotion du club en Ligue nationale B le 10 mars 1982. Toujours fidèle au HCA, il a accepté de répondre à nos questions.
 
Anton, qu’es-tu devenu ? Es-tu toujours actif dans le monde du hockey ?
Après avoir mis fin à ma carrière de hockey en Ajoie, j’ai ouvert un magasin de vélos à Meinisberg et j’ai joué en deuxième division avec Meinisberg pendant quelques années encore. J’ai encore joué jusqu’en 2009 avec les vétérans d’Adelboden. Sur le plan professionnel, je travaille depuis plus de 30 ans pour la commune de Meinisberg et suis notamment responsable des infrastructures (réseau d’eau, égouts, routes, etc.) et du service funéraire.
 
Quels souvenirs gardes-tu de tes six saisons passées au HC Ajoie ?
Je n’ai que de bons souvenirs ! Les moments passés avec les coéquipiers, les responsables du club, les officiels, le père fondateur du HCA Charly Corbat ou encore les supporters restent inoubliables. Les matches à la maison ou les déplacements, le contact avec les fans et les habitants de l’Ajoie, ce ne sont que de magnifiques souvenirs. J’ai passé également de bons moments au Centre Agricole à Alle où j’étais employé à l’époque et où j’appréciais beaucoup mes collègues de travail. Quand je suis arrivé en Ajoie, je ne connaissais pas un seul mot de français mais je me suis débrouillé pour pouvoir rapidement communiquer.
 
Suis-tu les résultats du HC Ajoie   ?
Oui, et de manière très assidue. De temps à autres d’ailleurs, je venais suivre une rencontre dans cet incroyable Voyeboeuf. Et je n’ai surtout pas voulu manquer le dernier match du légendaire Steven Barras, match que j’ai vécu avec Charly Corbat, mon deuxième père. Ce fut un moment rempli d’émotions. Je n’ai hélas pas pu être présent lors de la victoire en Coupe suisse à Lausanne car j’étais en vacances.
 
Tu as été un des héros de l’ascension en Ligue nationale B en 1982 ; parle-nous un peu de cette aventure.
Lors de ce fameux match d’ascension à Lyss, je jouais avec de la fièvre et j’avais beaucoup de difficultés à me concentrer. Lorsque j’ai appris que les spectateurs jurassiens ne pouvaient pas tous entrer dans la patinoire, cela m’a rendu encore plus nerveux et j’étais trempé de sueur sans même m’être échauffé ! Jamais je n’oublierai les nombreux spectateurs qui se tenaient debout derrière mon but ! Nous formions une belle équipe de camarades et je pense que chacun d’entre nous voulait cette ascension, cela aura vraisemblablement été la clé de notre succès. Chacun était là pour encourager l’autre, je pense notamment à Nénès Aubry, qui s’occupait de l’affûtait des patins et qui nous préparait toujours une super glace ; il savait nous motiver et nous encourager comme personne d’autre.
 
Te rappelles-tu d’un fait marquant ou d’une anecdote en pensant au Voyeboeuf ?
Je pense que le dernier match de Steven Barras, match que j’ai vécu aux côtés de Charly Corbat, reste un grand moment du point de vue émotionnel. Le match de gala et d’adieu au Voyeboeuf joué l’année dernière, avec les nombreux fans présents dans cette vénérable patinoire, m’a permis de me rappeler les excellents moments passés au sein de la grande famille du HCA.
 
Souhaites-tu transmettre un message aux fans du HC Ajoie ?
Il y avait toujours une ambiance à donner la chair de poule dans l’ancien Voyeboeuf et j’espère qu’il en sera de même dans la nouvelle patinoire et que les fans continueront d’y voir du bon hockey. Continuez à soutenir le HCA, car beaucoup de personnes travaillent corps et âme pour maintenir une équipe de hockey de ce niveau en Ajoie. J’espère beaucoup vous revoir à l’ouverture de la Raiffeisen Arena.
 
Tous nos remerciements à Anton pour sa gentillesse et sa disponibilité. Nous lui donnons déjà rendez-vous dans la future Raiffeisen Arena !
 
 
Propos recueillis par Nicolas Greppin, membre Communication HCA